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L’intention de cette recherche

Depuis le renouveau de l’Association en 1981, nous avons eu l’intention de nous intéresser à tout le patrimoine qui nous entoure, dont celui issu de la Première guerre mondiale qui a vu, dès la reconstruction, s’élever des notabilités dans le domaine historique pour se réunir et conserver utilement l’histoire régionale. Nous étions en 1921.
En 1990, nous avons été parmi les premières sociétés d’Histoire à soulever la problématique de la Seconde guerre mondiale en réunissant de nombreux témoignages, tant sur les combats, que sur la vie quotidienne, la Résistance, la collaboration, la libération et l’horreur des camps de concentration. Il est vrai aussi que les communes se sont réveillées pour les 50 ans de la Libération, en septembre 1994, qui coïncidaient avec les élections communales toutes proches d’octobre 1994 !

Depuis, des collections privées se sont muées en musée (Berneau, Hallembaye,…) et des bénévoles ont fondé la maison du Souvenir à Hermalle-sous-Argenteau. Des revues ont abordé cet épisode de l’histoire contemporaine comme celle des Amis du Musée Herstalien ou Le Papegaie. Après avoir commémoré dignement le centenaire de « Visé, ville martyre », en 2014 et republié précédemment tout ce que nos prédécesseurs avaient écrit sur ce premier confl it et qui étaient bien oubliés (U. Dodémont, F. Vliegen, R.P. O’Kelly…), nous prolongeons de façon plus dense cette série d’articles sur la Seconde guerre que nous avons intitulée « Apocalypse en Basse-Meuse » paraphrasant cette série télévisée très bien documentée et présentée didactiquement.

 

L’idée de se pencher sur la Résistance nous est venue du contact avec la cellule « Démocratie ou barbarie » et une subvention nous a été octroyée par le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, après avis favorable du Conseil de la transmission de la mémoire.
Le seul handicap en cette année 2016 a été le peu de temps que nous avons pu consacrer à cette recherche mais que nous espérons continuer dans les prochains mois. Il y eut e.a., le cycle des « 400 ans de savoir » mené à bien de juin à août, les travaux au Centre culturel (couloirs et toitures) et les autres activités ont obéré un peu cette recherche que nous voulions effectuer pour cette étude.

Mais sachez aussi que depuis le Rendez-vous de l’Histoire consacré à la Mémoire de la Seconde guerre mondiale (édité en août 2007), nous avions visité tous les cimetières de la Basse-Meuse et repéré toutes (?) les indications de résistants comme celles des combattants ou des prisonniers de guerre ou politiques. Ces indications nous servent utilement pour développer ces premiers actes.

Grâce au centre de documentation historique du musée de Visé (livres, revues, photos) régulièrement agrandi, nous avons pu découvrir des données essentielles à notre recherche, dont le fonds d’archives d’Etienne Michaux, secrétaire de la S.R.A.H.V. de 1945 à 1981, consistant en articles de revues et de journaux classés par communes jusqu’en 1980.
Des appels auprès du grand public ou de nos membres ont donné quelques résultats et nous ne désespérons pas de découvrir encore d’autres témoignages de résistants, via leurs descendants.

Enfi n, nous avons pu travailler quelques journées au CEGES (Centre d’Etudes et de documentation « Guerres Et Société contemporaine ») et développer ces notions. D’autres journées seront consacrées dans les prochains mois à d’autres recherches plus poussées.  Ce sera donc un hors d’oeuvre plutôt qu’un plat « de résistance » que nous vous présentons dans cette revue datée de novembre, les Nouvelles Notices Visétoises, n° 139.

Processus

Après avoir défi ni une chronologie de la Seconde guerre mondiale avec les conséquences sur le fait de résister, nous défi nirons les quatre principaux mouvements de Résistance qui ont milité dans notre région, le type d’actions qu’ils ont mené : sabotage, renseignement, presse clandestine, ravitaillement…
Puis, nous évoquerons des faits qui ont mené à de grandes victoires ou à des arrestations massives, sans oublier par certains côtés, la hardiesse insensée des derniers jours de l’occupation. Nous consacrerons la plus grande partie de cette revue à évoquer le destin de résistants, arrêtés, torturés, exécutés, déportés ou qui ont pu se soustraire aux rafl es de la Gestapo.
P.S. Nous pensons spécialement à notre ancienne administratrice Annie Gadisseur, responsable des Grands Voyages qui a publié le carnet de son père, un des rares évadés de la Citadelle (aux Ed. Dricot : J’étais un condamné à mort).