18 juin 1940

entre reddition, appel et débâcle

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L’appel du 18 juin du Général De Gaulle, tout le monde en a entendu parler au moins une fois. Mais connaissez vous le contexte dans lequel ce célèbre monologue a été dit?

La reddition française

le 17 juin 1940, le maréchal Pétain capitule face à l’envahisseur et met fin au combat entre les allemands et les français.

Le général de Gaulle rejoint Londres plus tôt (dans la nuit du 16 au 17) après l’accession au pouvoir de Pétain, qu’il savait être un partisan de la fin des combats.

Après la reddition officielle de la France, il prend position pour une France qui continue le combat face à l’envahisseur, attirant sur lui les foudres du nouveau gouvernement de Vichy qui le condamnera à des peines allant jusqu’à la dégradation militaire, la confiscation de ses biens et la peine de mort pour: « Trahison. Atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat. Désertion à l’étranger en temps de guerre sur un territoire en état de guerre et de siège »

L’appel de la France Libre

C’est donc le 18 juin, sur la BBC, que De Gaulle appelle ses compatriotes à le rejoindre pour résister. Le message aura du mal à se faire connaitre et n’aura pas un impact notoire en ce jour mais ses mots seront repris, traduits et distribués et ces mots deviendront un emblème chez tout les résistants.

Et la Belgique, dans tout ça?

Peut être ne le saviez vous pas, mais le gouvernement belge, mené par le premier ministre Hubert Pierlot, en pleine débâcle depuis le 23 mai (le Roi Léopold III décidera d’une capitulation militaire le 28 mai mais refusera de quitter le pays) avait trouvé refuge à Poitiers, où la ville leur avait permis d’occuper des bâtiments pour l’administration Belge.

La reddition française signe l’ordre de départ au gouvernement belge, qui ne peut plus agir dans une France occupée.

Le 18 juin, les membres du gouvernement Pierlot se retrouvent à Londres et y resteront pendant la durée de la guerre.

Alors, un 18 juin français ou belge?

Il est vrai que l’on parle peu du 18 juin, en Belgique. Peut être parce que l’on associe cette date à « l’apparition » de la France Libre (à juste titre), mais je pense qu’il est important, si ce n’est de se rappeler qu’en ce jour de 1940, un homme, esseulé, à défendu ses principes et son pays, il est important que chez nous aussi, nous avions des hommes et des femmes qui ont refusés de capituler et ont trouvés refuge chez nos alliés britanniques.

Ils n’étaient pas du même pays, ils étaient réfugiés, mais ils avaient le même espoir: retrouver un pays libéré.

Un manneken pis poitevin?

Le 22 mai 1950, une délégation de policiers belges revient à Poitiers, et, en remerciement de leur accueil dix ans auparavant, offrent une réplique du manneken-pis à leurs homologues poitevins. Elle sera transférée au nouvel hôtel de police en 1991, où elle trône toujours.

le manneken-pis de l’hôtel de police de Poitiers

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