21 mai 1940 et au-delà

« Les journées se passaient en aidant dans des tâches telles que fanage de foin, jardinage, dégermage de pommes de terre, nettoyage de l’habitation, etc. Après la reddition des forts, soit une bonne quinzaine de jours, nous décidions de rentrer à la maison à Saint-Remy, anxieux pour la suite. C’est à contrecœur qu’on les quitta. Nous emportions un sac de pommes de terre, le nécessaire en victuailles, en provisions, ne sachant pas ce qu’on allait retrouver à la maison. Avant de quitter, la mère de nos bienfaiteurs nous dit en wallon « Qui l’bon diû no s’a s’t’avoyi des braves d’jins po no consoler » (1) , qui nous alla droit au cœur.

Le surlendemain, une mauvaise nouvelle nous parvint : un attelage avait emprunté l’allée du bois de marronniers à Wixhou et il avait sauté sur la mine, tuant le charron. Nous avions sans le savoir, peut-être échappé à la mort au même endroit ».

Victor (Counet), 15 ans en mai 1940, St-Remy
Extrait d’Apocalypse en Basse-Meuse, édité par la SRAHV

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