21 mai 1940 et au-delà

« Ma mère est allée avec mon frère jusqu’à la petite épicerie et elle est revenue avec de la farine et d’autres choses. Elle n’a vu personne. Pendant 10 jours on n’a parlé avec personne. Je ne crois pas que des gens étaient restés dans le village. Mais on était protégés parce que les Allemands, eux, ils tiraient juste. Tout au bout de notre prairie, il y avait un abri à coupole. Les Allemands ont enterré deux soldats à 20 ou 30 mètres : un Allemand et un Belge, Jacques Demain’. Ils s’étaient tirés dessus. C’est dommage, mais on n’a pas su quand le fort s’est rendu ».

Gaspard (Schyns), 17 ans en 1940, Neufchâteau
Extrait du livre « Dalhem 1940 – 1944 & 1945 : premiers et derniers jours de guerre », Edité par l’échevinat de la culture de Dalhem, sous la coordination de Chrystel Blondeau

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