20 mai 1940

« (Le 21 mai 1940) Le commandant réunit son conseil de défense. Un dernier effort pour obtenir l’aide de Battice, mais là aussi la situation est tragique. Quant à nous, plus de grenades ni munitions de 75 ou 4,7, les mortiers sont hors de service. Le conseil décide la reddition de l’ouvrage. Un télégramme pour Battice « Toute pièce hors d’usage, j’ai fait sauter les bâtiments, merci de votre aide » est envoyé par le commandant. Toutes les petites armes ; pistolets etc. sont jetées dans les citernes. Les armes sont déchargées, pour éviter tout accident. La provision d’alcool est détruite, les documents sont brûlés. Les médecins soignent les blessés. Le cher Jean Denis est calme et dit à l’aumônier « Il ne faut rien dire à maman, elle aurait trop de peine ». Il ferme les yeux au moment où les Allemands entrent dans le fort ».

Alphonse Ramaeckers, la vingtaine en 1940, Fort d’Aubin-Neufchâteau, Brigadier au poste d’Observation NV5, Bombaye
Extrait du livre « La Basse-Meuse dans la guerre », édité par la SRAHV et le MAHVI, réedition 2019

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