20 mai 1940

« Nous étions le 20 mai et cette fois, le fort était pratiquement aveugle. En rentrant du P avec le commandant, je lui proposai, vu que nous ne savions plus rien voir, donc rien prévoir, de monter dans une prise d’air. Nous étions trop handicapés avec nos armes de défense. Il fallait pouvoir détecter l’ennemi et le frapper avec nos canons, avant qu’il ne se présente sur les glacis. Il refusa, prétextant qu’il ne voulait pas courir le risque d’une panne au central. Il me certifia encore pouvoir tenir 15 jours! Il y avait certainement assez de vivres et de carburant. Nous vivions à l’économie. La nuit précédente avait été calme et à ce rythme, nous aurions pu tenir. Les Allemands auraient aussi très bien pu simplement nous ignorer et épargner chez eux de nombreuses vies humaines, mais les évènements allaient se précipiter »..

Joseph (Rion), 22 ans en 1940 (Visé) – (Aubin- Neufchâteau)
Extrait du témoignage de Joseph Rion, Collection privée. Non édité pour le moment.

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